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Il faut sauver les Galgos et les Podencos

Hommage au martyre des galgos !

A tous ceux qui veulent comprendre l’horreur de la pendaison des galgos, voici un texte à lire, qui est réel. (Ames sensibles s’abstenir)


Pour bien comprendre le titre de ce texte, il faut savoir que lorsqu’un galguero pend son chien, s’il a bien chassé ou bien couru, il s’arrange pour que sa mort soit rapide.
Si, au contraire, le chien a mal chassé ou l’a déshonoré en perdant une course, il doit souffrir le plus longtemps possible.
Le chien, pendu avec les postérieurs touchant le sol, pourra mettre des heures à agoniser.
Ses antérieurs qui s’agitent évoquent, pour les galgueros, les mouvements d’un pianiste sur son clavier.
Ils utilisent aussi le terme de « Dactylo ».

Ces gens ont décidément beaucoup d’humour…
Les forêts de chiens pendus pullulent en Espagne , mais les autorités font la sourde oreille, une sorte d’Omerta s’est instaurée.

Le pianiste !
(de Raymond Audemard 2006)

C’était un bout de terrain presque plat, une saignée dans la forêt, les hommes étaient là, en groupe. Ils fumaient des cigarettes mal odorantes qu’ils roulaient tout en plaisantant.
Nous, les galgos, on était au pied. Les oreilles agitées, attirées par les mille bruits de la forêt.
Un peu excités aussi, par l’odeur du lapin qui était là, à quelques pas, dans la cage grillagée. On sentait sa peur.Elle nous attirait, comme un aimant.
Les hommes se sont mis en rang, chacun avec un galgo serré entre leurs cuisses, les colliers de corde ou de fil de fer étaient solidement tenus.
Le mien entrait douloureusement dans la peau de mon cou.
Puis, ils ont ouvert la cage. Affolé, il a surgi à la vitesse de l’éclair.
Au signal, les galgueros ont lâché les colliers. J’ai ressenti une vive douleur à la queue. Pour me faire ” démarrer ” plus vite, mon maître l’a entaillée avec son couteau.
Comme mes frères de course, je porte des dizaines de stigmates de ces coupures. Cela ne me fait pas courir plus vite, mais mon maître ne semble pas s’en rendre compte.
Alors, j’ai couru. Couru de toutes mes forces, couru de tout mon être. Je voulais l’attraper cette petite boule de fourrure beige qui s’agitait frénétiquement devant nous, changeant sans cesse de trajectoire pour nous tromper.
Le sang battait à mes tempes et je sentais l’air s’engouffrer dans ma large poitrine après les premières secondes où j’avais retenu mon souffle.
Mais je suis un coursier. Un chasseur et un coursier, et je ne le quittais pas du regard. Je percevais son affolement.
Les hommes criaient, tapaient dans les mains, criant les noms des chiens qui couraient pour eux. J’étais presque sur lui, je recevais de minces giclées de poussière soulevées par ses pattes.Et puis, il y a eu cette motte de terre qui a cédé sous ma patte, j’ai perdu l’équilibre un instant, mais je ne suis pas tombé.
Blas, un grand galgo noir en a profité, il m’a devancé et a attrapé le lapin. Il l’a secoué dans sa gueule, en sautant en l’air de plaisir.
Je me suis approché, mais il a grogné. Il était le vainqueur.

Les hommes sont arrivés en courant, ils ont retiré son trophée à Blas. Il a aboyé. Il a reçu un coup de fouet.
Mon maître était furieux, je l’ai vu donner des morceaux de papiers au maître de Blas. Il m’a attrapé par le collier, méchamment et a serré.
J’ai gémi. Il m’a donné des coups de poings et des coups de pied.
Ce n’était pas ma faute, je ne l’avais pas vu cette motte de terre, et puis, le plus important c’était bien que le lapin qui s’était échappé ait été rattrapé. Même par Blas !
En revenant vers les voitures, j’ai aperçu Libra. Elle se traînait sur trois pattes. Elle était tombée. L’os sortait de sa patte arrière droite, juste au-dessus de la cheville. Son propriétaire, un gros chasseur du coin l’a insultée, puis il l’a rouée de coups de pieds.
Chaque fois que les coups atteignaient sa patte brisée elle hurlait. Il riait et il tapait encore plus fort.
Puis il a donnée un coup de talon sur son dos. Elle n’a plus bougé. Plus gémi. Mais j’ai vu ses yeux. Elle était encore vivante.Ils l’ont laissée là.

Il y avait de la bière, les hommes ont bu en plaisantant. Le soleil commençait à chauffer.
Mon maître m’a attaché au bout d’une corde et il m’a entraîné vers la voiture. Je suis monté à l’arrière, aidé d’un bon coup de pied dans les reins. Tout en conduisant, très vite malgré l’état de la route, il n’a pas arrêté de hurler après moi. De m’insulter.
De temps en temps il se retournait et me frappait avec un bâton qu’il a toujours avec lui. Arrivé à la ferme, il m’a attaché. Très court.
Je ne pouvais pas atteindre la vieille bassine pleine d’eau sale dans laquelle je bois habituellement. Il est rentré. Je l’ai entendu hurler encore.
Puis il est sorti, avec un fouet et il a commencé à me frapper. Je ne pouvais pas m’enfuir, tout au plus me rouler en boule.
Le fil de fer m’étranglait et je suffoquais tandis que les coups pleuvaient sur mon dos, sur mes flancs.
Pourquoi ?
Au bout d’un moment il s’est calmé. Il est rentré. Le soleil cuisait mes plaies, les mouches se posaient sur moi, mais je n’avais même plus la force de les chasser.

Nina, une petite galga est venue lécher mes plaies. Je n’ai pas réagi. Cela apaisait un peu la brûlure.
Mais elle ne pouvait rien faire pour ma gorge serrée et desséchée par la soif. Nina est là depuis longtemps, elle fait souvent des petits.
Ils partent très vite. Elle est vieille maintenant, elle est très maigre. Elle est là depuis au moins cinq saisons de chasse.
La journée a été longue. Le maître est parti à la chasse, avec Nina. Au soir il est revenu. Seul. Je ne disais rien, je ne faisais aucun mouvement, comme si j’avais voulu me confondre avec le sol. Mais il est revenu vers moi. Il m’a craché dessus et donné un coup de sa botte ferrée.
Toute la nuit, j’ai grelotté, de froid, de fièvre, de douleur. Les tiraillements de ma peau déchirée rendaient chaque mouvement douloureux.
Même respirer devenait un calvaire.

Au matin, il est venu vers moi, il avait une longue corde.
Il m’a détachée, a passé la corde dans le fil de fer qui me sert de collier et il m’a traîné. Je pouvais à peine me tenir debout. Il m’a attrapé par le cou et par une patte et m’a jeté dans la voiture.
J’ai hurlé. Il a ri. J’avais mal.
Mais son rire m’a rassuré. En général, quand il rit, il ne frappe pas trop longtemps. Ou moins fort.
Il a pris un chemin de montagne, un de ceux que nous prenons quand il m’emmène chasser. Mais jamais je n’aurai la force de chasser.
Je ne peux même pas me remettre debout dans la voiture.
J’ai glissé entre les sièges, sur le plancher et je ressens tous les cahots de la route empierrée.
Il fait beau. Au loin j’entends des oiseaux chanter. Une abeille est venue se poser sur ma truffe. Je ne pouvais même pas la chasser.
Elle s’est envolée. Il doit y avoir pleins de lapins par ici. Je sens l’odeur de leurs crottes. Il arrête la voiture. Il sort et fume une cigarette.
Par la fenêtre j’aperçois la fumée bleutée qui s’élève, mais je ne le vois pas, ma tête posée sur le plancher de la voiture.
J’entends sa botte qui racle le sol. Il écrase sa cigarette. Il fait toujours cela. Il ouvre sa porte et se saisit de la corde et il tire d’un coup sec.
La douleur est fulgurante. Mon souffle est coupé. Il empoigne sans ménagement la peau de mon dos, comme le faisait ma mère lorsque j’étais chiot. Mais il me fait mal. Je ne suis plus un chiot. Il me jette part terre et il me traîne en me tenant par les pattes.
Ma langue sort de ma bouche, je n’ai plus de salive et la douleur de ma gorge est comme un fer rouge. Il s’arrête enfin.
Je sens alors les cailloux coupants du chemin qui ont ravivé mes plaies.

Il me regarde. Me donne un coup de pied dans la mâchoire. Pourquoi fait-il cela ?
Puis il saisit le bout libre de la corde et il le lance dans un arbre, en travers d’une branche. Je ne comprends pas ce qu’il veut faire.
Puis il se met à tirer. J’essaie de bouger, de me mettre sur mes pattes, mais je suis trop faible et je retombe, sans force. Il tire toujours, je sens ma tête qui s’élève, la pression sur ma gorge est horrible. J’essaie d’aboyer mais je ne peux pas.
Il tire encore, mes pattes de devant quittent le sol, je sens mes vertèbres tendues à se rompre. Ma tête est rejetée en arrière.
Et j’aperçois Nina. Elle est là. A quelques mètres. Son corps noir et blanc tournoie à un mètre du sol.
Sa langue sort entre ses lèvres et des babines retroussées lui font un rictus menaçant, elle qui n’a jamais résisté.
Mes pattes arrière touchent le sol. La souffrance est de plus en plus horrible. Mes antérieurs griffent désespérément l’air, je me débats, en vain.
Mes cuisses sont tendues.Je veux vivre !
Je sens la tétanie qui les gagne, mes muscles tremblent. Le maître a allumé une cigarette. Il regarde. Il parle.
Il me demande quel air je suis en train de lui jouer sur mon piano.
Je ne comprends pas. L’air passe de plus en plus difficilement dans ma gorge. Une de mes pattes arrière vient de céder.
La pression se fait encore plus forte sur mon cou.
Je sens l’odeur des arbres, de la sève. Mais aussi l’odeur de l’homme, sueur, alcool, tabac et essence. Une odeur que j’ai appris à craindre.
Il rit. Ma vision s’obscurcit. L’air ne passe plus. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là.
Les oiseaux qui s’étaient tus se sont remis à chanter. Le soleil est haut dans le ciel. Je sens sa chaleur. Mais je ne le vois plus.
Je n’en peux plus. Trop mal.
La délivrance.

Gualgueros, je vous hais !


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SOS Galgos

L’Espagne, les Espagnols et leurs Chiens !

    

Le droit des animaux en Espagne n’existe pas et il y a des massacres atroces sur les chiens !

Je vous explique leur sort :

Pour comprendre le problème des Galgos il faut savoir qu’en Espagne la chasse au lièvre avec des lévriers est une tradition ancestrale et chaque chasseur élève ses lévriers pour les utiliser au même titre qu’un outil de chasse.

À la fin de chaque saison de chasse en Espagne ce sont des milliers de ces doux et magnifiques chiens qui sont comme chaque année sacrifiés, abandonnés, tués par pendaison lente, brûlés vifs, mutilés et pire encore .
Les plus chanceux sont recueillis par les refuges qui doivent faire face à un afflux massif de chiens souvent nécessitant des soins et engendrant par là même des frais conséquents. Les autres finiront agonisants dans un coin ou récupérés par la Garde civile et portés dans les « Perreras »fourrières insalubres où ils seront gazés au bout de 14 jours, période légale d’attente sans aucun soin (parfois avec des membres brisés ) et sans aucune chance d’être proposés à l’adoption.

La maltraitance qui accompagne les abandons est liée à l’orgueil car un chien qui a mal chassé déshonore son propriétaire et cet affront doit être lavé par le sang d’où une mort lente et dans la souffrance.
Cette tradition est ancrée dans les mentalités et accompagnée d’une véritable « omerta »loi du silence car il n’est pas recommandé de dénoncer son voisin maltraitant sous peine de représailles.
Le problème est complexe car il s’agit d’une part de faire évoluer les mentalités en informant, éduquant d’autre part de pénaliser les actes de cruauté et leurs auteurs et là malheureusement la loi ne fait rien en ce sens.

En effet le Galgo est considéré en Espagne comme un animal de travail et non un animal de compagnie et par le fait il échappe à toutes les lois européennes de protection animale. Sans compter le lobby des chasseurs qui est tout puissant au parlement et s’oppose régulièrement à la modification de la loi qui rendrait passible de poursuites les auteurs de maltraitances et leur imposerait également des contrôles notamment sanitaires (le 2 février 2007 le projet de loi présenté au parlement régional de Madrid a été rejeté une fois de plus).
Les chiens en effet sont actuellement élevés de façon anarchique sans obligation de vacciner, identifier, soigner. Rien de plus facile dans ces conditions que de faire de la reproduction et se débarrasser des chiens en surnombre ou sans compétences particulières pour la chasse.

Difficile également dans ces conditions d’identifier un chien mort par mauvais traitements et de poursuivre son propriétaire. On trouve d’ailleurs de plus en plus de chiens errants avec des blessures au cou faites par l’extraction au couteau de la microship : 1 seul chien identifié et la même puce réimplantée à l’infini.

Le gouvernement espagnol ferme les yeux sur ces pratiques pour ne pas prendre de mesures qui nécessiteraient le déblocage d’un budget afférent aux contrôles par des fonctionnaires ainsi que des mesures législatives qui seraient mal perçues par toute une partie de la population rurale.

En attendant que cessent ces pratiques d’un autre âge, beaucoup se mobilisent et nous rejoignent dans nos combats sensibles à la détresse de ces chiens martyrs.

Texte de « petitefleur81 » (administrateur de Galgos’Ayuda)
Source : http://galgos-ayuda.dogboard.net/l-espagne-et-les-chiens-f16/situation-des-galgos-en-espagne-t12.htm