Archives

Calogero_Drôle d’animal

Drôle d’animal

Qui ne sait pas voler
Mais chasse les oiseaux?
Qui sous l’eau
Ne sait pas respirer?
Mais qui suis-je donc?

Pour me croire le plus fort
Pour me croire tout permis
Me donner le droit de vie et de mort
Devine, que dire encore?

Je suis le moins humain
Des animaux
Je suis le pire
Je pense à rien
Qu’à sauver ma peau
Pour ainsi dire
Le plus sauvage
Des fauves en cage
Je suis de loin
Le moins beau

Qui invente la bombe?
Qui se moque du monde
Qui tue pour le plaisir de tuer?
Mais qui suis-je donc
Pour me croire au dessus
De tous ceux que je tue
Qui ne respecte rien ni personne
Qui donc, si ce n’est l’homme

Je suis le moins humain
Des animaux
Je suis le pire
Je pense à rien
Qu’à sauver ma peau
Pour ainsi dire
Le plus sauvage
Des fauves en cage
Je suis de loin
Le moins beau

Je suis le dernier
Maillon de la chaîne
Un moins que rien
Un homme qui n’a
Plus figure humaine
Oui je suis bien
Le plus sauvage
Des fauves en cage
Je suis de loin le moins beau
A quoi me sert mon cerveau?

Publicités

Charles AZNAVOUR_Camarade

Charles AZNAVOUR_camarade


Camarade

Chanson « en laisse »

Paroles: Jacques Plante
Musique: Charles Aznavour
1977

Camarade
Tu étais mon seul ami, mon camarade
Tous les deux nous avons fait des barricades
Les maquis, les commandos, les embuscades
Mon camarade

Camarade
Un dimanche en défilant à la parade
Je t’ai vu soudain là-bas sur une estrade
Tu étais visiblement monté en grade
Mon camarade

Camarade
Les plus grands venaient te donner l’accolade
Ce n’était que mains serrées et embrassades
Ça donnait une impression de mascarade
Mon camarade

Camarade
Moi ici j’ai pris mon parti des brimades
Nous dormons tout habillés, les nuits sont froides
L’important c’est de ne pas tomber malade
Mon camarade

Camarade
Je ne vois qu’un petit coin de ciel maussade
Et les murs qui défieraient toute escalade
Ce n’est pas une prison d’où l’on s’évade
Mon camarade

Camarade
Le matin c’est la relève des brigades
A midi c’est l’heure de la promenade
Et la nuit on fait des rêves d’escapade
Mon camarade

Camarade
J’ai appris qu’ils t’ont donné une ambassade
Quelque part à Caracas ou à Belgrade
Plus tu montes plus, tu vois, je rétrograde
Mon camarade

Camarade
C’est fini j’arrête ici mes jérémiades
À bientôt qui sait dans une ou deux décades
Et je signe comme au temps de nos gambades
Ton Camarade

Tu étais mon seul ami, mon camarade
Tous les deux nous avons fait les barricades
Les maquis, les commandos, les embuscades
Mon camarade.

L’internationale (version française)

L’INTERNATIONALE


À l’origine, il s’agit d’un poème à la gloire de l’Internationale ouvrière, écrit par le chansonnier, poète et goguettier Eugène Pottier en juin 1871.

Debout ! les damnés de la terre !
Debout ! les forçats de la faim !
La raison tonne en son cratère,
C’est l’éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

Refrain : (2 fois sur deux airs différents)
C’est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L’Internationale,
Sera le genre humain.

Il n’est pas de sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l’esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud !

Refrain

L’État comprime et la loi triche,
L’impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche,
Le droit du pauvre est un mot creux.
C’est assez languir en tutelle,
L’égalité veut d’autres lois :
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
Égaux, pas de devoirs sans droits ! »

Refrain

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail,
Ont-ils jamais fait autre chose,
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la bande,
Ce qu’il a créé s’est fondu.
En décrétant qu’on le lui rende,
Le peuple ne veut que son dû.

Refrain

Les Rois nous saoulaient de fumées,
Paix entre nous, guerre aux tyrans !
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l’air et rompons les rangs !
S’ils s’obstinent, ces cannibales,
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Refrain

Ouvriers, Paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs ;
La terre n’appartient qu’aux hommes,
L’oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours !

Refrain

Matthias FERRANGES _ Tauromachine

 

Auteur : Damien Dos Santos / Matthias Ferranges
Compositeur : Matthias Ferranges

Lentement ton coeur file en exil Ombre noire fragile, que l’on mutile
Dans l’arène tu chancèles à la traîne
mais ça fait rien
l’homme aime bien
prouver qu’il a
du chien

C’est la taureau machine,
qui te frappe à coups d’épines
des coups de lance qui t atteignent
malhonnête et dieu obscène

Taurus ne peut s échapper
triste et forcé de jouer,
manipulé par la soie,
il tangue et plonge sans voix

pris d’assaut tu pleures sans dire un mot ,
ces hommes sèment la douleur sur ton dos ,
princes grimés un leurre pour t’attiser
payant le prix
de ta noblesse
tu charges et fuies
sans cesse

C’est la taureau machine,
qui te frappe à coups d ‘épines
des coups de lance qui t atteignent
malhonnête et dieu obscène

Taurus ne peut s échapper
triste et forcé de jouer,
manipulé par la soie,
il tangue et plonge sans voix

C’est la taureau machine
qui te blesse à coups d’épines,
un mauvais jeu qui s’termine,
la olé qui t’assassine !

c’est la taureau machine
qui a planté en toi,
une grande victoire de sang froid
tout ça pour une corrida !

ton poignard torture et troue ma peau,
plaie ouverte git sur le sable chaud
coup de grâce le sang gicle un peu trop,
pourquoi m’aimer ?
me déchirer ?
me trucider

viens m’achever
me délivrer

C’est la taureau machine,
qui te frappe à coups d ‘épines
des coups de lance qui t atteignent
malhonnête et dieu obscène

Taurus ne peut s échapper
triste et forcé de jouer,
manipulé par la soie,
il tangue et plonge sans voix

C’est la taureau machine
qui te blesse à coups d’épines,
un mauvais jeu qui s’termine,
la olé qui t’assassine !

c’est la taureau machine
qui a planté en toi,
une grande victoire de sang froid
tout ça pour une corrida !

Charles AZNAVOUR _ Pour toi Arménie

Histoire du génocide Arménien

Refrain :
Tes printemps fleuriront encore
Tes beaux jours renaîtront encore
Après l’hiver
Après l’enfer
Poussera l’arbre de vie
Pour toi Arménie
Tes saisons chanteront encore
Tes enfant bâtiront plus fort
Après l’horreur
Après la peur
Dieu soignera ton sol meurtri
Pour toi Arménie

Refrain

Le monde s’est levé
Le monde est avec toi
Pour toi peuple oublié
Il a ouvert son coeur
Il a tendu ses bras

Refrain

Et même si tu maudis ton sort
Dans tes yeux je veux voir
Arménie
Une lueur d’espoir
Une flamme, une envie
De prendre ton destin
Entre tes mains
A bras le corps

Refrain

Arménie
Hayastann

Paroles : Charles Aznavour. Musique : Georges Garvarentz

Charles AZNAVOUR _ Les enfants de la guerre

Paroles :

Les enfants de la guerre
Ne sont pas des enfants
Ils ont l’âge des pierres
du fer et du sang
Sur les larmes de mères
Ils ont ouvert les yeux
Par des jours sans mystère
Et sur un monde en feu

Les enfants de la guerre
Ne sont pas des enfants
Ils ont connu la terre
A feu et à sang
Ils ont eu des chimères
Pour aiguiser leur dents
Et pris des cimetières
Pour des jardins d’enfants

Ces enfants de l’orage
Et des jours incertains
Qui avaient le visage
Creusé par la faim
Ont vieilli avant l’âge
Et grandi sans secours
Sans toucher l’héritage
Que doit léguer l’amour

Les enfants de la guerre
Ne sont pas des enfants
Ils ont vu la colère
Étouffer leurs chants
Ont appris à se taire
Et à serrer les poings
Quand les voix mensongères
Leur dictaient leur destin

Les enfants de la guerre
Ne sont pas des enfants
Avec leur mine fière
Et leurs yeux trop grands
Ils ont vu la misère
Recouvrir leurs élans
Et des mains étrangères
Égorger leurs printemps

Ces enfants sans enfance
Sans jeunesse et sans joie
Qui tremblaient sans défense
De peine et de froid
Qui défiaient la souffrance
Et taisaient leurs émois
Mais vivaient d’espérance
Sont comme toi et moi

Des amants de misère
De malheureux amants
Aux amours singulières
Aux rêves changeants
Qui cherchent la lumière
Mais la craignent pourtant
Car
Les amants de la guerre
Sont restés des enfants

LA BETE C’EST LUI !

Chanson en hommage aux taureaux sacrifiés à la tyrannie de la tradition, à tous ceux qui luttent pour l’abolition de la corrida.

Monsieur le président
Je ne suis qu’une bête
Vous penserez peut-être
Que c’est pas important.
Ils disent que ce soir
Je rentre dans l’arène
Je vais mourir au terme
De mes quatre primtemps.
Je n’sais rien de votre art
Je ne suis pas des votres
Vous comprendrez le notre
Quand vous saurez le voir
Et s’il me faut combattre
Avec ceux de ma race
Celui que je terrasse
Ne porte pas de fard.
Ce qui vous amuse me fait souffrir…

Messieurs qu’on nomme « grands »
Faites à votre guise
Mais faut que je vous dise
Si ma mort n’a servi
Qu’a rassurer l’humain
Sur sa toute puissance
C’est qu’il n’a pas conscience
Que la bête c’est lui
Quand ils auront fini
De trucider mon âme
Avec toutes leurs lames
Et qu’ils auront compris
Qu’à les voir si heureux
Au moment où je tombe
J’en aurais presque honte
Si j’étais fait comme eux
Si j’étais fait comme eux
Ce qui vous amuse me fait souffrir…
Ce qui vous amuse me fait souffrir…

Faut-il qu’ils soient perdus
Pour apprendre l’enfance
A tuer l’innocence
Faut-il qu’ils continuent
A verser notre sang
Dans les villes de France
Plus ils nous font offense
Plus nous avons d’amis
Qui s’en vont dire aux gens
N’allez pas aux arènes
Ces lieux sont plein de haine
Eloignez vos enfants.
Tenez vous le pour dit
Que leurs milliers de larmes
Sont devenus les armes
Contre vos barbaries
Contre vos barbaries.

Ce qui vous amuse me fait souffrir…
Ce qui vous amuse me fait souffrir…
Ce qui vous amuse me fait souffrir…